« LA PERFORMANCE DE L’ENTREPRISE EST AU CŒUR DU CONTRÔLE DE GESTION »
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« LA PERFORMANCE DE L’ENTREPRISE EST AU CŒUR DU CONTRÔLE DE GESTION »

La plupart d’entre nous connaît Adecco à travers une expérience étudiante ou un inventaire en grande surface. Le groupe, aujourd’hui leader des solutions RH dans le monde, revendique 23 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 34 000 collaborateurs, 100 000 clients et un million de personnes au travail chaque jour. « Nous fonctionnons sur une relation tripartite avec nos clients et notre personnel intérimaire », indique Germain Delattre, qui a débarqué chez Adecco il y a un an en tant que contrôleur financier. Son terrain de jeu : la direction opérationnelle Nord. Sous sa responsabilité, neuf contrôleurs financiers. 

Une mission assez différente de celle qu’il exerçait il n’y a pas si longtemps chez Pimkie ou Norauto. « Je n’ai plus de notion de stock », apprécie l’intéressé. Parmi les préoccupations d’Adecco : l’intensité concurrentielle impliquant d’éventuelles baisses de marge sur certains marchés et l’évolution du monde du travail nécessitant une innovation en continue. « Cela nous oblige à rester vigilants et à être encore plus présents chez nos clients, notamment auprès de ceux qui ont le plus soufferts avec la crise sanitaire. Ça nécessite pas mal de créativité et d’innovation pour imaginer de nouvelles solutions en termes d’emploi et de formation afin d’accompagner au mieux nos clients et nos intérimaires dans la durée. L’intérim peut être chez certains clients  une variable d’ajustement. C’est particulièrement vrai en période de crise. L’agilité et la flexibilité sont essentielles dans le contexte actuel ».

« Nous sommes une société commerciale à part entière. Nous avons donc besoin de mesurer notre performance au travers d’indicateurs pertinents. Le pilotage du planning et du taux de marge en font partie. Le premier nous permet de mesurer les intérimaires que l’on place chez nos clients. C’est d’ailleurs la première composante de notre chiffre d’affaires ».

« À la différence d’indicateurs génériques comme le chiffre d’affaires, les indicateurs opérationnels sont intrinsèquement liés aux métiers de l’entreprise, commente Sophie Félix, contrôleur de gestion à temps partagé chez Link. Ce sont eux qui permettent de comprendre comment se construit le résultat au sens comptable et financier et qui conduisent à la décision et à l’action ». Germain, qui se souvient avoir mis en place des indicateurs liés à l’environnement chez Norauto, y voit aussi un bon moyen de challenger les équipes. »Nous restons de gros producteurs d’indicateurs, déplore Germain. Il faut savoir faire le ménage de temps en temps pour ne conserver que ceux qui s’inscrivent dans la stratégie d’entreprise et sur lesquels on peut s’appuyer pour prendre des décisions rapides. Le métier de contrôleur de gestion ne se limite heureusement pas à produire des tableaux de bord, ce qu’une DSI sait parfaitement faire. Notre rôle est de fournir des commentaires, de traduire les chiffres et de les expliquer aux acteurs de l’entreprise et à nos partenaires en faisant preuve de pédagogie. Le terme de contrôleur de gestion a tendance à s’effacer au profit de celui de leader performance. C’est le reflet d’une réalité que toutes les entreprises n’ont pas encore adoptée ».

« Le véritable rôle du contrôleur de gestion c’est de faire parler les indicateurs qui permettent de piloter l’entreprise »

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